Lettre de diffusion n°5 – 30 septembre 2019

Un grand bravo à nos voisins sucyciens pour leur initiative !

« L’écologie et la justice sociale sont l’affaire de tous, pas celle des écologistes et encore moins celle de la seule gauche », me souffle-t-on à l’oreille (droite).

Ah oui ?

Bah non…

Je veux bien qu’on discute de ce que sont la gauche, la droite, l’extrême centre ou le célèbre « parti du bon sens », je suis d’accord avec le fait que ce qu’on fait localement doit être, en partie, déconnecté de la politique nationale ou internationale, mais quand même :

L’écologie

On perd un temps précieux avant de prendre les mesures urgentes pour protéger la biodiversité, préparer nos villes aux conséquences du réchauffement climatique, favoriser les déplacements autrement qu’en voiture individuelle, promouvoir les circuits courts et l’alimentation de qualité, etc.

Pourquoi ?

Parce que ces mesures urgentes sont en opposition avec les intérêts de l’industrie et du commerce, de la sacro-sainte croissance et de l’enrichissement des actionnaires.

Parce que les vieilles habitudes sont difficiles à changer : prendre sa voiture pour faire 500 mètres même si on est en bonne santé, sortir les gobelets plastiques pour le pot du club ou du parti politique, manger de la viande (qui peut venir d’Argentine ou du Canada, nourrie par du maïs français qui assèche nos cours d’eau) tous les jours, écraser sa cigarette par terre, laisser son chien faire ses besoins dans les espaces verts sans ramasser ses crottes, etc.

Parce que les écologistes ont déjà changé une bonne partie de leurs habitudes, et sans pour autant vouloir passer pour des « saints verts », nous savons depuis longtemps de quoi nous parlons et que nous avons des idées précises pour améliorer les choses sans pour autant renoncer à notre modernité.

La justice sociale, la lutte contre les discriminations, le maintien des services publics de proximité

Nous savons aussi que cette transition écologique urgente et indispensable ira de pair avec la justice sociale, la lutte contre les discriminations, le maintien des services publics de proximité. Pourquoi ? Parce qu’il ne faut pas être trop inquiet pour son avenir pour se préoccuper de la planète. Parce que quand on pense qu’on va perdre 200 ou 300 euros par mois sur sa retraite, on n’est pas serein, parce que devoir faire 2 ou 3h de transports par jours pour aller travailler la peur au ventre dans un hôpital sans moyen ou dans une startup ou l’on exige de vous des résultats inatteignables vous mine et vous prend toute votre énergie.

Alors, c’est vrai, nous n’allons pas à Boissy renverser le capitalisme ou créer des emplois sympa, sur place, pour tous les Boisséens, ni régler le dérèglement climatique ou donner des logements à tous les demandeurs.

Mais nous avons bien l’intention, avec la participation des Boisséennes et des Boisséens, de nous rendre la vie plus agréable, plus désirable, plus solidaire, plus durable, plus démocratique.

Comité de soutien, Page Facebook, Blog

Bien chaleureusement,
Christian Larger


Contactez-nous : ensemble@nousferonsboissy.fr

Christian LARGER

Qui suis-je ?

Christian Larger, né le 1er mai 1956 à Ivry-sur-Seine. Marié, père de trois fils et grand-père de sept petits-enfants. Manipulateur en électroradiologie à l’AP-HP.

Nous nous sommes installés à Boissy, ma famille et moi, en 1985.

Syndiqué dès 18 ans, secrétaire d’un grand CHSCT pendant trois mandats où j’étais spécialisé dans le risque psychosocial, membre et président de nombreuses associations au cours de ma vie, parent d’élèves FCPE, adhérent chez les Verts (EELV), trois fois élu municipal, candidat aux cantonales en 2008. Président de l’ASGE pendant un an, avant de démissionner suite à un désaccord politique avec le maire. Président de l’ASHV, ASL de copropriété des Hautes Varennes.

Co-fondateur de l’AMAP Le Potager du Bois en 2009, membre du premier cercle ayant créé les Jardins Partagés de Boissy. Cycliste autant que possible pour mes déplacements locaux, plutôt décroissant dans mes habitudes de consommation.

Sans appétit pour la notoriété, le pouvoir et les indemnités, mais toujours soucieux de m’investir pour l’intérêt général.

Si je suis élu maire, je plafonnerai mes indemnités (ville + territoire) à 1500 euros net par mois.

Je ne serai pas président de l’ASGE, ni conseiller métropolitain, pour ne pas cumuler les mandats ni disposer seul du pouvoir et des informations.


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